Margaret thatcher
la baronne de fer

Luc Antonini

 

Disparue le 8 avril 2013, si l’ex-Premier ministre britannique laisse pour certains un bilan politique mitigé, Margaret Thatcher restera l’une des plus grandes figures politiques du XXe siècle. Revenons sur ses origines et son parcours hors du commun.

Margaret Thatcher, née Margaret Hilda Roberts, voit le jour le 13 octobre 1925 à Grantham en Angleterre. Elle est la fille de Béatrice Stephenson et d’Alfred Roberts, un petit épicier de quartier, membre du parti conservateur local, qui a même été brièvement maire de Grantham, de 1945 à 1946. Après le lycée, elle rejoint la Kesteven and Grantham Girls’ School, grâce à une bourse, puis elle est admise pour un cursus de chimie au Somerville College de l’Université d’Oxford, une école de filles. Pendant la Seconde guerre mondiale, elle poursuit des études scientifiques de chimie à l’université d’Oxford. Elle termine son cursus universitaire par une licence de chimie. À vingt deux ans, Margaret débute sa carrière dans le secteur de la recherche, toujours en chimie, dans l’industrie des plastiques. En 1949, elle est sélectionnée comme candidate conservatrice pour la circonscription de Dartford. À 24 ans, elle est alors la plus jeune femme candidate du pays et elle débute des études juridiques pour se spécialiser en droit fiscal. A cette époque, elle rencontre Denis Thatcher, qui deviendra son époux en décembre 1951 dont elle a deux enfants Mark et Carol, des jumeaux, en 1953. En 1959 elle est choisie pour être la candidate conservatrice au Parlement de Finchley, où elle remporte l’élection. Elle entre pour la première fois à la Chambre des communes, où elle sera réélue sans discontinuer jusqu’en 1992 et débute alors une carrière politique fulgurante. Pendant ses années de députée, elle oeuvre, entre autres, pour la possibilité pour les locataires de logements sociaux de les racheter. Elle s’engage pour que le gouvernement décriminalise l’homosexualité masculine, elle soutient la légalisation de l’avortement ou prend parti contre l’abrogation de la peine de mort.

Benoît XVI
Une famille allemande


Luc Antonini

  

La nouvelle du renoncement de Benoît XVI en février dernier a fait l’effet d’un séisme. Jamais, depuis plusieurs siècles, l’Église catholique n’avait connu une telle remise en question. Retour sur son histoire personnelle.


Joseph Alois Ratzinger est né le 16 avril 1927 dans un village de Bavière près de Passau. Joseph Ratzinger n’a jamais oublié ce que fut le IIIe Reich. Son père était un gendarme catholique fervent, très conservateur, mais antinazi,comme bon nombre de croyants indignés du paganisme aryen martelé par le régime.
« Mon père vit très clairement que la victoire d’Hitler ne serait pas celle de l’Allemagne, mais celle d’un antéchrist annonciateur de temps apocalyptiques », explique ce cadet d’une famille de trois enfants. En 1939, à 12 ans, Joseph Alois Ratzinger entre au séminaire, ce qui ne le dispensera pas, deux ans plus tard, de l’adhésion obligatoire aux Jeunesses hitlériennes, comme près de 90% des jeunes de son âge. Puis il est mobilisé dans la DCA (défense antiaérienne), avant de passer à la Werhmacht sous la direction « d’idéologues fanatiques ». Ils font pression pour qu’il se porte volontaire pour la SS. Il rétorque qu’il veut être prêtre et se voit congédié avec insultes et moqueries.

Arnaud Clément
La passion de la balle jaune


par Luc Antonini

 

Après une carrière de tennisman professionnel de haut niveau, Arnaud Clément préside désormais aux destinées de l’équipe de France de Coupe Davis.

Ancelle est un petit village dans le département des Hautes-Alpes, au sud du haut-Champsaur où est né Mathieu Clément, vers 1620. Il est le premier ancêtre connu d’Arnaud. Le fils de Mathieu, Georges Clément, épouse en 1res noces à Ancelle le 3 juin 1666 Jeanne Seinturier, fille de Jean et de Marie Lagier (Georges passe un contrat de mariage chez Me Leblanc). Elle lui donne deux enfants. Veuf, il épouse à Ancelle le 25 avril 1676 Marie Eyraud. Pierre Clément, né du premier mariage de Georges, se marie à Louise Borel, fille d’André Borel et de Marie Brun, dont six enfants : Georges, Barthélémy, Marie, Benoit, André et Anne. Barthélémy est né en 1693, et meurt à Ancelle le 2 juillet 1767.

Jean-Claude Carrière
Un esprit libre

par Anne-Marie Rouillé Gayral

 

Romancier, scénariste, réalisateur, dramaturge, poète, comédien, metteur en scène, humoriste et plus encore… Résumer Jean-Claude Carrière est une mission presqu’impossible…
Curieux de tout, grand voyageur, gourmand de vie, il s’intéresse à tout et à tous. Simple et génèreux, honnête homme du XXIe siècle, il a une vie riche et bien remplie. Né à Colombières sur Orb, dans les hauts cantons du département de l’Hérault, le 17 septembre 1931, dans une famille de viticulteurs, Jean Claude Carrière reste fidèle à ce lieu où il réside plusieurs mois par an.
Son père, Félix, est né dans ce village le 9 avril 1899 ; il a un frère aîné, François qui sera tué aux Dardanelles le 8 novembre 1915. Jean Claude considère que ce décès est à l’origine de sa naissance : « si François avait vécu, étant l’aîné il aurait succédé à son père, à la tête de la propriété, et mon propre père aurait du quitter les lieux ; il n’aurait jamais alors rencontré ma mère et je ne serais pas né » dit-il. Félix Carrière a en effet épousé Alida Salles le 9 janvier 1930 à Saint Martin d’Arçon, village voisin de Colombières sur Orb d’où elle est originaire. De souche héraultaise, il se rattache par l’ascendance de sa grand-mère paternelle à une branche des De Caylus, seigneurs de Colombières et d’Olargues. Lignée descendant elle même des Seigneurs de Rouergue ; cette branche a dérogé après s’être ruinée dans les guerres de religion ; elle figure dans l’ascendance de Jean Claude Carrière sous le nom de Caylus de la 8e à la 11e génération et de De Caylus de Colombières dès la 12e génération. En 1941, il entre comme pensionnaire au collège religieux d’Ardouane, proche de Saint Pons (Hérault).

michèle Morgan
Ah ! le bel arbre et de beaux yeux...


par Luc Antonini

 

On compte 45 771 personnes portant le nom Roussel aujourd’hui en France selon les estimations de L’Internaute. Le nom Roussel figure au 39e rang des noms les plus portés en France. Diminutifs formés sur Roux, sobriquet désignant celui qui a les cheveux roux, c’est l’un des noms les plus fréquents en France.
Des origines Picardes
Les Roussel sont Picards, originaires du petit village de Méry Picardie. En effet, c’est en 1932, en souvenir des durs combats de juin 1918, que le village de Méry ajouta le surnom de la Bataille. Un des ancêtres de Michèle Morgan, Jean Roussel y est né le 30 avril 1634, où il convole le 19 mai 1854 avec Anne de Maricourt, fille d’Adrien de Maricourt et de Magdeleine Bonvalet ; de cette union est né Jean Roussel, huissier, né le 25 mai 1664, alliée à Méry le 2 décembre 1690 à Catherine Boquet. Leur fils Valentin Roussel voit le jour à Méry le 19 novembre 1701 ; de son mariage qui eu lieu le 19 juin 1731 avec Marie Madeleine Chambellan, naquit Michel Roussel. Ce dernier épouse à Méry le 30 avril 1765 Barbe Toudouze. Leur fils Louis Joseph Roussel s’établit à Agnetz dans le département de l’Oise, situé à 70 Km au Nord de Paris. Louis Joseph Roussel y épouse Marie Marguerite Adélaïde Gavrel qui vécut à Gicourt, hameau de Agnest, route de Beauvais, où ils tiennent une auberge. Marie Marguerite est la fille Louis Gavrel, clerc-laïc, c’est dire une personne sachant lire, écrire et compter, au service d’un seigneur, ou d’une corporation, employé au service du clergé régulier ou séculier, contrôleur, greffier. Louis Gravel est mort à Agnetz le 22 novembre 1851, ayant épousé à Francières (60) le 3 février 1767 Marie Françoise Louis, fille de Philippe Louis et de Marguerite Potier.
Louis Joseph Roussel et Marie Gavrel sont les parents de François Casimir Roussel, né à Agnetz le 21 février 1811. Son fils épouse le 21 juin 1846 Marguerite Lefeuvre, qui vit à Londres en 1883.