Hélène Grimaud
pianiste prodige

par Luc Antonini

Pianiste et défenseur des loups, Hélène Grimaud brille au firmament des grands concertistes actuels. Les programmes musicaux ne cessent de mettre en valeur son talent, et le disque éternise ses prouesses techniques qui mènent le mélomane de Bach aux grands compositeurs romantiques.

Hélène Grimaud commence à jouer du piano en 1976. Elle étudie avec Jacqueline Courtin au Conservatoire d’Aix-en-Provence. En 1982, elle rejoint Pierre Barbizet au conservatoire de Marseille et est reçue première à l’unanimité au conservatoire de Paris en 1982, dans la classe de Jacques Rouvier. Elle obtient le premier prix de piano trois ans plus tard. La même année, elle enregistre la Sonate n° 2 de Rachmaninov qui lui vaudra le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles- Cros. Elle poursuit durant deux années les études de troisième cycle réservées aux meilleurs lauréats. Parallèlement, elle obtient un diplôme d’éthologie (étude du comportement animal en milieu naturel).
1987 marque un tournant décisif dans sa carrière : Hélène Grimaud participe au Midem de Cannes, au festival de piano de la Roque-d’Anthéron, interprète son premier récital en soliste à Paris, joue avec l’Orchestre de Paris sous la direction de Daniel Barenboïm et joue avec de nombreux orchestres d’autres nations.

Brigitte Bardot
une icône nationale

par Luc Antonini

  

 

 À l’occasion de son anniversaire et parallèlement à la grande exposition rétrospective organisée à Boulogne-Billancourt, Généalogie magazine revient sur la carrière et l’ascendance de celle qui demeure l’une de nos grandes figures nationales. Avec Brigitte Bardot, la rédaction débute également une série de portraits consacrés aux étoiles du 7e art, juste et nécessaire hommage aux égéries modernes de la création cinématographiques.

Issue d’une famille bourgeoise, Brigitte Bardot poursuit ses études jusqu’au baccalauréat. Elle entre au Conservatoire de Paris pour devenir ballerine et suit parallèlement les cours de Boris Kniazeff. Attirée par la comédie, elle s’inscrit au cours de René Simon. Quand sa photographie paraît en couverture d’un magazine de mode sous les initiales B.B, le cinéaste Marc Allégret charge son assistant, Roger Vadim, de retrouver le modèle. Vadim prend alors la carrière de B.B. en main : Brigitte Bardot débute au cinéma dans Le trou normand (1952) de Jean Boyer où elle joue la cousine de Bourvil et la fille de Jane Marken. Elle se marie avec Roger Vadim alors que la majorité est encore à 21 ans. Elle entre ensuite dans la légende du cinéma avec Et Dieu... créa la femme réalisé par son futur ex-mari (ils divorceront quelques mois plus tard) et où elle interprète le rôle de Juliette Hardy.

Romy Schneider
actrice de mère en fille

par Luc Antonini

 Issue d’une longue tradition d’artistes, la fille de Magda Schneider a marqué de son empreinte plusieurs générations de cinéphiles. Donnant la réplique aux meilleurs comédiens, dirigée par les plus grands réalisateurs de son temps (de Visconti à Sautet), l’éternelle Sissi aura su conquérir les coeurs par ses multiples rôles au cinéma mais aussi par une authenticité doublée d’une grande exigence professionnelle.

On imagine mal comment Romy Schneider aurait pu ne pas devenir actrice. Les arrière-grands-parents de Romy Schneider, du côté paternel, appartenaient déjà au milieu artistique… Rudolf Retty, son arrière-grand-père, dont la famille porte le nom de Feretti, est originaire d’Italie. Il est à la fois acteur et metteur en scène. Sa femme, Kate, née Schaeffer, est chanteuse. Ils ont ensemble une fille, Rosa Retty, née le 26 décembre 1874 qui décédera le 26 août 1980. Rosa, actrice à son tour, devint l’une des plus grandes artistes du théâtre allemand recevant même le titre d’actrice de la Cour et le surnom de « Sarah Bernhardt d’Autriche ». Elle épouse un militaire, Karl Walter Albach, qui quitte l’armée par amour et devient avocat puis comédien à son tour. Le couple Rosa-Karl Albach- Retty donne naissance à un fils, Wolfgang Helmut Walter. Ce dernier choisit de suivre les traces de ses parents et devient comédien sous le nom de Wolf Albach-Retty. En 1931, il quitte le théâtre pour le cinéma. Wolf Albach a la réputation d’être un séducteur.

Géraldine Pailhas
Une actrice discrète

par Luc Antonini
 

 En 2009, elle a tourné dans le premier film de son mari Christopher Thompson Le Bus Palladium. L’histoire racontera le parcours de deux membres d’un groupe de rock dans les années 80. Sa ville, c’est Marseille. Elle a grandi à Éoures, près d’Aubagne, et est allée aux lycées Borély et Périer. Sa première passion est la danse, à raison de 8 heurs par jour. Elle a d’ailleurs débuté dans un clip des Gipsy Kings tourné à Eygalières et à Saint-Rémy.

Des débuts fulgurants


Actrice discrète, Géraldine Pailhas a dans un premier temps entrepris de devenir danseuse. La jeune Marseillaise connaît des débuts fulgurants à l’écran, décrochant un César pour son interprétation dans La Neige et le feu de Claude Pinoteau, sa toute première expérience cinématographique. La suite de sa carrière sera moins remarquée, faisant le choix d’un cinéma populaire et de bon goût, mais réussissant rarement à toucher le grand public. Elle participe néanmoins à quelques belles aventures cinématographiques : Les randonneurs de Philippe Harel, emmené par un Benoît Poelvoorde au meilleur de sa forme ; on se souvient d’elle dans La Parenthèse enchantée de Michel Spinosa, essai réussi sur l’amour libéré des années 1968. 

Marie Laforêt
Une vie entre art et music-hall

par Luc Antonini
 

 De son vrai nom Maïtena Doumenach, Marie Laforêt est issue d’une famille lavelanétienne. Sa carrière est à l’image de sa beauté : fascinante et déconcertante.

Son grand-père paternel Charles Joseph Doumenach, colonel de la guerre de Syrie est directeur des Postes. Il est le fils de Louis Doumenach, manufacturier, conseiller municipal, demeurant à Lavelanet, commune de l’Ariège, située dans le massif de Tabe sur la Touyre.
Les Doumenach sont originaires de Olette, village des Pyrénées-Orientales, situé sur les rives de la Têt.
L’enfance de Marie Laforêt se passe paisiblement à Soulac en Gironde. Elle fréquente à Paris le lycée La Fontaine, puis le Cours Raymond Rouleau toujours dans la capitale. Un événement viendra cependant bouleverser son quotidien : à seize ans, elle remplace in extremis sa soeur Alexandra et remporte le concours de théâtre “Naissance d’une Étoile”. Elle se découvre alors une vocation, celle d’actrice, à laquelle elle se consacrera quelques années plus tard. Son film culte Plein Soleil, dans lequel elle joue aux côtés d’Alain Delon, amorce sa carrière avec brio.
Lancée en 1959 par Louis Malle, dotée d’un incontestable talent qu’elle ne valorisera guère, elle délaissera peu à peu le succès pour s’installer à Genève comme commissaire- priseur avant de revenir au music-hall au début des années 80 et au cinéma dans des films très commerciaux. Parmi ses autres films, citons : la Fille aux yeux d’or ; À cause, à cause d’une femme; Marie-Chantal contre docteur Kha ; le Petit Poucet ; Flic ou Voyou ; Tangos, l’exil de Gardel ; Il est génial papy ; Tykho Moon. Les rôles se suivent, elle épouse le 9 novembre 1961 le réalisateur Jean- Gabriel Albicocco. (1936-2001), fils de Quinto Albicocco.