Imprimer

Entré à la Comédie-Française en 1948 ; sociétaire en 1952 ; retraité en 1973 ; sociétaire honoraire en 1974. Immense comédien, Robert Hirsch s’est d’abord fait connaître à la Comédie-Française dans le registre comique (Molière, Marivaux, Feydeau) comme un virtuose d’un jeu engagé et corporel, avant d’aborder la tragédie (inoubliable interprétation de Néron dans Britannicus et de Richard III).

Origine : "hirsch" est un nom de famille alsacien- lorrain, aussi nom d'israélite, signifie cerf, désigne le propriètaire de la maison à l'enseigne d'un cerf .

Né dans une famille juive, le jeune Robert se passionne d'abord pour le cinéma pendant les années 1930, grâce à son père qui possède une salle de cinéma, l'Apollo. Il a alors pour idole Bette Davis (née le 5 avril 1908 à Lowell, Massachusetts morte le 6 octobre 1989 à Neuilly-sur-Seine),  au point de déclarer plus tard qu'il a appris le métier de comédien en la regardant. Pendant la guerre, Robert Hirsch commence une carrière de danseur. Puis, alors qu'il devait intégrer l'opéra de Paris en tant que quadrille, il y renonce car le chorégraphe Serge Lifar, qu'il admirait, n'y donne alors plus de cours. Sur le conseil de ses amis, il opte alors pour le théâtre, et entre au Conservatoire national d'art dramatique.

Il en sort en 1948 avec deux premiers prix de comédie obtenus à l'unanimité qui lui ouvrent les portes de la Comédie-Française dont il devient sociétaire en 1952. Son rôle d'Arlequin dans La Double Inconstance de Marivaux (aux côtés de Micheline Boudet (née à Metz (57) le 28 avril 1926)  dans une mise en scène de Jacques Charon) le révèle au grand public. Elsa Triolet lui rend un bel hommage : «Robert Hirsch [...] est étonnant de gaîté, d’humanité, de gentillesse. Les répliques de Marivaux semblent naître directement dans sa bouche, être de lui ». Dans Le Sexe faible d’Édouard Bourdet, Hirsch fait du gigolo Carlos une étonnante création. Jean-Jacques Gautier s’enthousiasme à propos de son jeu : « Robert Hirsch, le cheveu sombre et luisant, le regard charbonneux, la denture éblouissante, l’accent savoureux, multiplia les mimiques d’une incroyable drôlerie. Impossible de résister à ses fureurs bouffonnes, non plus qu’à sa gesticulation frénétique. Il se dégage du personnage de Carlos interprété par M. Hirsch une stupéfiante, une énorme drôlerie ». Il garde de sa formation initiale de danseur une grande agilité physique qui contribue à sa virtuosité sur scène. Très à l'aise dans les rôles comiques — il se qualifie lui-même de « roi des cabotins » —, spécialiste de la mimique et du déguisement, Robert Hirsch remporte de grands succès en jouant des personnages comme Scapin dans les Fourberies de Scapin ou Sosie dans Amphytrion de Molière.

Quartiers de Robert Hirsch

N° - 1 - Paul Robert Hirsch, né à L’Isle-Adam le 26 juillet 1925, décédé à Paris 16 novembre 2017.

N° - 2 - Joachim Hirsch, né à Paris 11ème le 8 décembre 1895.
Marié à Paris  13ème  le 24 juin 1920.
N° - 3 - Germaine Anne Raybois, née à Paris 5ème le 4 juillet 1898, décédée à Paris 13ème le 13 novembre 1969.

Voir sa généalogie

Affichages : 591